Mon enfant ne dort pas. Pourquoi ? – partie 1

Sandra Cornaz Blog, Sommeil Leave a Comment

Sous-entendu : SEUL, d’une TRAITE et QUAND MOI je le décide ?

Sandra CORNAZ
Haptonome & Doula

À votre domicile (Lyon et agglo) et/ou au cabinet (Lyon 1er)
hapto-bienetre.fr

Vous faites partie du club des parents aux yeux cernés ?

Cet article sera le premier d’une série sur le thème du sommeil tant ce sujet suscite des inquiétudes et questions variées chez les couples que j’accompagne en tant que praticienne périnatale et tant il y a à dire sur le sujet.

J’écris ce premier article pour partager avec vous une vérité : la majorité des jeunes enfants sont de piètres dormeurs comparativement à ce que veulent bien nous faire croire de nombreux livres sur le sujet.

J’ai envie de vous livrer quelques explications qui vont dans le sens de cette théorie et qui devraient vous aider à comprendre votre enfant. Dans deux articles ultérieurs, je vous donnerai des astuces : celles qui ont fonctionné ou fonctionnent encore avec les enfants des familles que j’accompagne et avec mes trois enfants (soyons clairs : tout est une affaire de période).

Je précise immédiatement que mon regard est orienté, d’une part par ma pratique de maman s’essayant à une éducation positive et d’autre part, par ma formation de chercheuse. J’adhère aux hypothèses d’anthropologues s’intéressant aux comportements humains à l’ère préagricole et aux résultats récents en neuroscience.

Sentez-vous libres de vous détacher de mes opinions fortement influencées aussi par les travaux et pensées d’auteurs auxquels je me réfère presque toujours – sans toujours les citer – (par ex. : Catherine Gueguen, Margot Sunderland, Isabelle Filliozat, Carlos Gonzales, Adèle Faber et Elaine Mazlish, Jean Liedloff).

Si vous lisez cet article sur le sommeil des enfants, je suppose que vous êtes membre privilège du club des parents aux yeux cernés ou ayant finalement opté pour le cododo[1] [2] ou pour la violence éducative ordinaire[3] et ce, malgré vos idées probablement opposées à ces pratiques au départ (et malgré la pression sociale pérenne) [4] [5].

Je reviendrai d’ailleurs sur ce débat du sommeil partagé et sur la question de la violence éducative dans d’autres articles.

« Je craque. Je m’imagine le jeter par la fenêtre. Je vais finir en hôpital psy si ça continue ! À ce stade, c’est lui ou moi ! »

Chaque semaine, au moins une maman me raconte sa fatigue quand ce n’est pas son désespoir, ou pire la culpabilité qui la ronge et lui laisse penser qu’elle est une mère médiocre. Certaines, épuisées par le manque de sommeil, sont à la limite de la dépression ou du burn out.[6]

Maria : « Il m’appelle toutes les 2h. Je me lève, vais le voir, lui donne un bib’ ou le sein, je lui donne la main… Après, impossible de me rendormir. Si je réveille mon gars pour qu’il prenne le relai, limite il se fait un café avant d’aller s’occuper du petit. Inutile de préciser que ça me rend encore plus nerveuse et incapable de trouver le sommeil ensuite ! »

Le problème évoqué par les parents ne concerne pas que l’accompagnement à l’endormissement mais aussi le sommeil lui-même : celui de leur enfant et le leur, à elles, mamans. C’est même plus leur problème à elles que celui de leur enfant qui a toujours une énergie folle à revendre en journée (en plus de la nuit !).

Lucille : « Je ne comprends pas. Je fais tout ce que disent les bouquins. Je fais le fameux rituel : bain pyjama histoire bisou… Je reste contre lui… Ça dure 30 mn, 1 h… Il finit dans notre lit ou pire, sur moi… J’ai même fait la méthode 5-10-15, celle de Pantley[7], celle de Wahlgren[8] ! Je suis à court d’idées. Je n’en peux plus, je me sens impuissante. Je ne sais pas ce que j’ai loupé dans son éducation… »

De nombreuses mères finissent par remettre en question leur envie initiale de parentalité et regrettent parfois leur vie d’avant, vous savez, celle sans enfant où elles pouvaient rester devant une saison de leur série préférée la nuit entière en sachant que la grasse matinée qui suivrait ferait l’affaire pour récupérer… cette vie d’avant où elles ne se sentaient pas des mères ratées.

Céline : « Mais pourquoi ne s’endort-il pas comme le petit des voisins ??? »

Deux possibilités à mon avis :

  • Soit le petit voisin dort bien, voire très bien. Si si ! c’est le cas de certains enfants, même nouveau-nés ou nourrissons !
  • Soit le petit des voisins ne dort pas d’une traite et ne s’endort pas seul aussi bien que ses parents le croient ou veulent vous le faire croire.

Il est en effet tout-à-fait probable que le petit voisin se réveille régulièrement la nuit mais qu’il ait compris que demander de l’aide ne sert à rien. Pensez-y : il a sans doute le cœur battant à tout rompre et les yeux écarquillés à l’affut d’un monstre qui pourrait surgir de ces ombres angoissantes. N’avez-vous pas des souvenirs de votre enfance qui ressemblent à s’y méprendre à cela ?

Si le petit voisin n’appelle personne, c’est possiblement par peur d’être disputé ou menacé : « Y’a que les bébés qui ne dorment pas ! » lui disent ses parents et son grand père. « Le grand méchant loup va venir te manger si tu continues. » L’enfant y croit : le loup doit avoir faim vu qu’il n’a mangé ni les petits cochons, ni le chaperon rouge et sa grand-mère ! Il faut dire qu’avant 7 ans, la frontière entre le réel et l’imaginaire est encore un peu floue…[9]

Il est aussi envisageable que ses parents répondent à ses appels mais que, rongés par la peur d’être jugés, d’être étiquetés mauvais parents – trop laxistes et pas assez cadrants -, ils fassent croire à qui veut bien l’entendre que leur bambin se couche seul et enchaine les heures de sommeil. Il faut bien souligner que la majorité des ouvrages de puériculture indiquent qu’un enfant doit dormir de la sorte.

Et tout soutenants et bienveillants soient-ils, ces parents n’échappent pas à l’épuisement. L’impact du manque de relai est évident[10]. Un soir – le petit s’en souvient comme si c’était hier -, sa maman excédée par ses multiples appels (pipi, soif, câlin…) et sa dette de sommeil a soupiré au moment de quitter la chambre : « Cet enfant va me tuer ». Évidemment, elle ne le pensait pas, elle ne savait pas non plus que son cher petit l’avait entendue et encore moins que cette phrase allait générer une nouvelle angoisse chez lui (ainsi donc, sa maman pouvait mourir pendant la nuit !?). Soyons sincère avec nous-mêmes, quel parent n’a jamais lancé de phrase assassine ?

Toujours est-il que le petit voisin fait désormais en sorte de se débrouiller pour dormir seul, d’une traite et quand ses parents le jugent bon pour lui. Il ne veut pas être un bébé, il ne veut pas être dévoré par le loup, il veut encore moins être orphelin. Mais il est dans un état de stress accru et chronique.

Vous avez le droit de craquer et parfois de dire des phrases que vous regrettez. Vous faites simplement partie des 80% de parents fatigués, parfois épuisés. Et à court d’idées… Confrontés (entre autres choses) au rythme de sommeil normal d’un jeune enfant, à ses besoins normaux et au développement normal de son cerveau… dans une société qui considère tout cela anormal et avec un système économique inadapté !

Les faits sont à mon avis encore trop souvent présentés sous l’angle des théories de psychiatres de la fin du XIXème et XXème siècles et des discours de pédiatres qui défendent encore ce point de vue (car c’est bel et bien UN point de vue !). Ils vous ont fait croire (et sont convaincus qu’ils ont raison) que les bébés et les jeunes enfants normaux dorment. Pour eux, « normal » signifie « sain », « sans déficience », « en bonne santé ».

Eh bien détrompez-vous ! C’est l’inverse. Même s’il y a des écarts à la norme, peu d’enfants dorment et parmi ces derniers, il y a tous ceux qui sont dans la ‘moyenne normale’. En d’autres termes, les enfants qui dorment ‘mal’ dorment en fait ‘très bien’ ! (Je sais, écrit ainsi, ça sonne paradoxal.)

Ces professionnels de la petite enfance croient également qu’il est nécessaire de dresser, de conditionner l’enfant au sommeil pour que ce dernier dorme (entendez : seul et d’une traite). Sans doute cette façon de faire a-telle avoir avec la révolution industrielle qui n’a eu de cesse de chercher à conditionner l’humain pour augmenter sa productivité. Selon l’historien Ekirch, cette période a d’ailleurs joué un rôle essentiel sur la modification du rythme du sommeil chez l’humain.[11] En effet, son interprétation de manuscrits d’origines géographiques variées suggère que l’humain avait, avant cette période de l’histoire, un sommeil biphasé (autrement dit deux phases de sommeil entrecoupées d’une phase d’éveil parfois de plusieurs heures) très bénéfique pour sa santé. Parmi vous, certains ont peut-être noté que leur enfant âgé de 2-3 ans se réveille une longue période dans la nuit, non ? Aaahhh, vous reconnaissez là un des habitus ancrés dans le cerveau… !

Je suis intimement convaincue que le sommeil incluant cette phase d’insomnie chez l’adulte et plusieurs réveils chez le jeune enfant n’est problématique que dans notre culture industrialisée et occidentale. D’ailleurs, des chercheurs ont su montrer que certaines communautés préindustrielles ne font pas de différence entre le sommeil diurne et le sommeil nocturne[12].

(Notez que je ne vous encourage pas pour autant à allumer la lumière et à laisser jouer votre enfant pendant cette phase de réveil nocturne… Vu notre mode de vie, il me semble utile d’accompagner l’enfant dans son réendormissement pour lui apprendre (et c’est le bon mot !) le sommeil ininterrompu.)

Vous l’aurez bien compris, je défends l’idée que le modèle économique et le système social actuels résultant du monde industriel et capitaliste ont modifié l’ordre naturel des choses. Il n’y a que dans ce modèle que le sommeil normal est considéré problématique (sous-entendez le complément : …”à son bon fonctionnement”).

Considérez la quantité de familles éclatées et isolées, le stress, l’inadéquation entre rythmes physiologiques et industrie, la modification extrêmement rapide des croyances sociales, le consumérisme, la surstimulation lumineuse (écrans, lumières artificielles), les nuisances sonores, la sédentarité excessive, la malbouffe… Il y a clairement incompatibilité avec les besoins physiologiques du jeune enfant. Heureusement, ce dernier s’adapte tant bien que mal au nouveau prisme de son environnement et finit par dormir comme la société locale l’attend de lui, bien loin du schéma prévu par Dame Nature. Cela finit par véhiculer un discours erroné sur le ‘bon’ schéma du sommeil, avec pour effet un impact encore inconnu sur le cerveau et le comportement des générations à venir[13].

Comment ça marche le sommeil d’un enfant (en vrai) ?

Vous avez bien remarqué que votre nouveau-né, alors que vous étiez en manque de sommeil après avoir vécu le plus gros chamboulement de votre vie, avait une énergie considérable pour réclamer en pleine nuit et de façon répétée et très affirmée : nourriture, réassurance, bercement, présence, etc.

(Je pourrais ajouter d’autres besoins élémentaires de votre nouveau-né, mais je préfère stopper l’énumération ici : je ne voudrais pas vous infliger de revivre cette période épuisante !)

Pour faire taire les psychiatres des siècles derniers (à défaut de faire taire votre bébé), les travaux de chercheurs ont été utiles !

Ils ont pu démontrer par a+b que le cycle de sommeil d’un enfant ne devient que tardivement comparable à celui d’un adulte[14]. Un cycle presque deux fois plus court chez un nourrisson ! et donc… je vous le donne en 1000 : des réveils deux fois plus nombreux [15]!

Pour ne rien arranger, ils ont découvert que l’immaturité du cerveau d’un enfant ne lui permet pas d’enchaîner les cycles. L’enfant a besoin d’un coup de pouce. Qui s’y colle ? Vous avez vraiment besoin que je donne la réponse ?

Un enfant, c’est un peu comme le mariage : c’est pour le pire et le meilleur. En effet, cette affaire de sommeil difficile se poursuit bien au-delà du premier âge.

Dans les chaumières, les parents qui se sentent en confiance avec l’accompagnante postnatale que je suis se plaignent et racontent les faits, les vrais.

Ils sont plus de 70% à évoquer la pénibilité du sommeil entrecoupé et du besoin d’accompagnement à l’endormissement chez leurs enfants de moins de 5 ans. Selon certains auteurs, plus de 25% des enfants arrivant à l’âge de raison présenterait encore un sommeil entrecoupé, irrégulier et exprimeraient un besoin de réassurance.

Vous vous sentez toujours nulle comme maman ? Vous y croyez toujours à la théorie du trouble du sommeil pour un quart des enfants en France ?

Maureen : « Okay, mais pourquoi mon enfant se comporte ainsi ? Avec mon gaîné, ça a duré 5 ans, nan attends… 7 ans même ! Ça va être pareil avec mon deuxième ? »

J’ai évoqué le sommeil biphasé chez l’adulte considéré normal il y a 4 siècles alors que l’insomnie est aujourd’hui une maladie. Dans la même veine, des résultats de recherche ont mis en évidence que les réveils répétés d’un nourrisson et d’un jeune enfant sont de nature physiologique[16].

Il s’agirait d’une aptitude du cerveau, postulat bien éloigné de celui relevant d’un problème comportemental exprimé par toute une école de pensée qui vous rend anxieuse et vous fait sentir en échec dans votre parentalité !

Selon les travaux de ces anthropologues, le petit d’homme dormait originellement tout près, contre ou sur un membre de sa communauté[17] [18] [19] [20]. En permanence.

(De nos jours, ceci est encore observé dans de très nombreuses cultures dites préindustrielles[21], mais aussi dans quelques cultures industrialisées[22].) Cela assure/ait à l’enfant une protection évidente contre les bêtes affamées rodant dans les alentours à la recherche de chair fraiche. Les microréveils de l’enfant sont/étaient de fait un excellent stratagème du cerveau permettant de vérifier – via la perception d’une voix connue, d’un bercement, d’un peu de nourriture réconfortante par exemple – qu’une bonne âme attentionnée assure/ait sa sécurité. En l’absence d’une réponse réconfortante, le cerveau a/vait pour mission de déclencher le système d’alerte : l’enfant pleure/ait et, à peine averti, un membre de sa communauté accourt/ait. Eh bien… le cerveau évolue vite pour s’adapter aux nouvelles technologies, certes, mais il reste des ancrages forts en lien avec les origines de l’Homme. Vous m’avez suivie ?

Votre enfant se réveille encore probablement de façon répétée la nuit et a besoin de vous à l’endormissement parce que son cerveau a gardé en mémoire le schéma de vie originelle : danger de mort en tout instant, besoin d’être avec un plus grand et plus fort pour survivre.

Et de nos jours encore, ces réveils réitérés auraient une utilité. Contrairement aux croyances actuelles, il semblerait en effet que le sommeil partagé permette de réduire le risque de mort inattendue chez le tout-petit[23] [24] [25] [26], en renforçant entre autres la quantité de réponses adaptées au besoin du nourrisson lors des microréveils[27].

Vous trouvez toujours anormal que votre enfant souhaite vous avoir à ses côtés quand il s’endort ou qu’il vous appelle de temps à autre au cours de sa nuit ?

Pourquoi n’est-ce pas le contenu de ces études qui est enseigné dans les écoles de puériculture et dans les universités de médecine ? Pourquoi ces informations ne sont-elles pas communiquées aux futurs parents durant les préparations à l’accouchement et à la parentalité ? Comment le discours de psychiatres des siècles derniers et leurs théories jamais avérées scientifiquement et conclues à partir de cas cliniquement déficients peuvent faire office de vérité quasiment unique à ce jour ?

Vous voyez où est le hiatus ? Votre enfant a encore des réflexes primaires qu’il ne peut pas nier et éviter. En même temps, le discours ambiant vous cache cette hypothèse et vous rend coupable d’avoir un enfant censément ‘non’ ou ‘mauvais’ dormeur. Et pire, et c’est à mon sens votre problème majeur, notre système social prétendument coéducatif, ne vous permet nullement (ou du moins difficilement) d’être disponible la nuit pour votre enfant et, autre chose fondamentale, de vous reposer en journée.

Qui dira le contraire ? Ne trouvez-vous pas que vous assurez seule au quotidien ? Ne trouvez-vous pas que l’entraide intergénérationnelle ou le soutien du voisinage sont pratiquement devenus inexistants ? Bref, que le soutien affectif et émotionnel est lacunaire ou bien onéreux ? Combien de mères peuvent s’offrir les services d’une doula ou d’une nurse à la maison ? et encore plus rare, une doula de nuit ?

Ne pensez-vous pas que le modèle économique actuel est inconciliable avec votre vie de maman et l’est encore moins avec les besoins de votre nourrisson ou jeune enfant ?

Reprendre le travail quand bébé à 2 mois alors qu’il se réveille encore 5 fois par nuit (et que vous l’aviez encore dans la peau 60 jours plus tôt), est-ce vraiment physiquement, psychiquement et émotionnellement possible ?[25]

Aucune d’entre nous n’a la capacité de rester calme, compréhensive et bienveillante jour et nuit avec une dette de sommeil dépassant tout entendement. Avez-vous lu Un heureux événement de Eliette Abécassis paru en 2007 ? ou vu Tully de Jason Reitman sorti en 2018 ?

Finalement, en tant que maman, nous ramons au quotidien à contrecourant des besoins de notre enfant, et en grande partie parce que nous sommes seules, et dans un système capitaliste où nous courons contre la montre.

Ce sont, à mon avis, les raisons principales de votre épuisement. Ce n’est donc pas le sommeil de votre enfant (qui est – si vous avez suivi mon enchainement d’idées – un sommeil normal…).

ET DONC ON FAIT QUOI ?

Agnès : « Très intéressant Sandra. Mais je fais quoi alors pour que mon enfant dorme ? »

Je m’attendais à cette question ! Évidemment, en tant que doula postnatale et haptonome périnatale, vous imaginez bien que je n’allais pas vous laisser sur le carreau !

La théorie permet de mieux comprendre, les clés pratiques permettent de mieux vivre. Les deux adjoints, c’est encore mieux pour être heureux !

Vous pouvez choisir parmi de nombreuses astuces à portée de main de chacune d’entre vous et qui sont, en outre, gratuites ! Je vous en livre dans la suite de cet article (Mon enfant ne dort pas – partie 2)

Je préfère parler clair dès maintenant : je ne dis pas qu’elles marchent à tous les coups. Je ne dis pas qu’il n’y a pas d’autres solutions. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.

Chez moi et chez des familles que j’ai accompagnées, ces coups de pouce ont tous eu leur utilité… à un moment ou à un autre… pour des périodes plus ou moins longues…

et pour au moins l’un de mes enfants. Rien n’est parfait car chaque famille est unique et chaque membre qui la compose également.

En même temps, quel risque prendrez-vous à tester les astuces qui font sens pour vous ? Après tout, si elles ont prouvé leur efficacité chez d’autres, elles fonctionneront sans doute chez vous !

La technique à retenir est d’essayer à plusieurs reprises, parce que votre enfant évolue très vite et parce que chaque contexte de vie est singulier. Qui ne tente rien n’a rien, pas vrai ?

Rendez-vous ici pour les lire !

>>> Avez-vous connu ce sommeil entrecoupé chez vos enfants ? Vous êtes-vous déjà sentie sous pression dans votre quotidien (maison, travail…) avec un bébé au sommeil entrecoupé ?

Sandra Cornaz

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Bibliographie :

  1. À moins que vous pratiquiez déjà le cododo, ce qui pourrait aussi expliquer que les réveils récurrents de votre bébé (et de ce fait, les vôtres !) persistent. Notez que certains chercheurs, comme McKenna & Gettler qui ont nommé cette forme de relation le breastsleeping – j’y reviendrai dans un article sur le cododo), suggèrent l’idée que ces microréveils sont élémentaires pour une bonne santé de votre bébé. [McKenna, J. J., & Gettler, L. T. (2016). There is no such thing as infant sleep, there is no such thing as breastfeeding, there is only breastsleeping. Acta Paediatrica, 105(1), 17-21.]

  2. Hewlett, B. S. (1996). Diverse contexts of human infancy. Cross-cultural research for social science. Upper Saddle River: Prentice Hall, 3-30.]

  3. Maurel, O. (2015). La fessée-Questions sur la violence éducative. La Plage.
  4. Maurel, O. (2010). Oui, la nature humaine est bonne!: comment la violence éducative ordinaire la pervertit depuis des millénaires. Robert Laffont.
  5. Ball, H. L., Hooker, E., & Kelly, P. J. (1999). Where will the baby sleep? Attitudes and practices of new and experienced parents regarding cosleeping with their newborn infants. American Anthropologist, 101(1), 143-151.
  6. Hiscock, H., & Wake, M. (2001). Infant sleep problems and postnatal depression: a community-based study. Pediatrics, 107(6), 1317-1322.
  7. Pantley, E. (2007). No-Cry Discipline Solution. McGraw-Hill Companies. Pantley, E. (2004). Un sommeil paisible et sans pleurs: aider en douceur son bébé à dormir toute la nuit. AdA.

  8. Wahlgren, A. (2012 [2016]) Au dodo les Petits ou Comment aider bébé à faire ses nuits. Biovie.

  9. Bruner, J.S. (1964). The course of cognitive growth. in Giusti, E. (2007). Tecniche Immaginative. Il teatro interiore nelle relazioni di aiuto. Roma, Sovera.

  10. Hrdy, S. B. (2011). Mothers and others. Harvard University Press.

  11. Ekirch, A. R. (2016). Segmented sleep in preindustrial societies. SLEEP, 9(3): 715 –716.

  12. Super, C. M., & Harkness, S. (1982). The infant’s niche in rural Kenya and metropolitan America. Cross-cultural research at issue, 47-55.

  13. Gonzales, C. (2017). Serre-moi fort : comment élever vos enfants avec amour. Editions du Hêtre Myriadis.

  14. Davis, K. F., Parker, K. P., & Montgomery, G. L. (2004). Sleep in infants and young children: Part one: normal sleep. Journal of Pediatric Health Care, 18(2), 65-71.

    Finn Davis, K., Parker, K. P., & Montgomery, G. L. (2004). Sleep in infants and young children: part two: common sleep problems. J Pediatr Health Care, 18(3).

    Lam, P., Hiscock, H., & Wake, M. (2003). Outcomes of infant sleep problems: a longitudinal study of sleep, behavior, and maternal well-being. Pediatrics, 111(3), e203-e207.

  15. Challamel, M. (2005). Neurophysiologie du sommeil de l’enfant : de la période fœtale aux premières années de la vie. Spirale, no 34(2), 19-28.

  16. Jove, R. (2017). Dormir sans larmes. Les Arènes.

  17. Sahlins, M. (1998). The original affluent society. Limited wants, unlimited means: A reader on hunter-gatherer economics and the environment, 5-41.

  18. Konner, M. (2016). Hunter-gatherer infancy and childhood in the context of human evolution. Childhood: Origins, evolution, and implications, 123-154.

  19. Hewlett, B. S. (2017). Hunter-gatherer childhoods: Evolutionary, developmental, and cultural perspectives. Routledge.

  20. Hewlett, B. S. (1996). Diverse contexts of human infancy. Cross-cultural research for social science. Upper Saddle River: Prentice Hall, 3-30.

  21. Morelli, G. A., Rogoff, B., Oppenheim, D., & Goldsmith, D. (1992). Cultural variation in infants’ sleeping arrangements: Questions of independence. Developmental Psychology, 28(4), 604.

  22. McKenna, J. J. (1986). An anthropological perspective on the sudden infant death syndrome (SIDS): the role of parental breathing cues and speech breathing adaptations. Medical anthropology, 10(1), 9-53.

  23. McKenna, J., Mosko, S., Richard, C., Drummond, S., Hunt, L., Cetel, M. B., & Arpaia, J. (1994). Experimental studies of infant-parent co-sleeping: mutual physiological and behavioral influences and their relevance to SIDS (sudden infant death syndrome). Early human development, 38(3), 187-201.

  24. McKenna, J. J., & McDade, T. (2005). Why babies should never sleep alone: a review of the co-sleeping controversy in relation to SIDS, bedsharing and breast feeding. Paediatric respiratory reviews, 6(2), 134-152.

  25. Horne, R. S. C., Parslow, P. M., Ferens, D., Watts, A. M., & Adamson, T. M. (2004). Comparison of evoked arousability in breast and formula fed infants. Archives of disease in childhood, 89(1), 22-25.

  26. McKenna, J. J., Ball, H. L., & Gettler, L. T. (2007). Mother–infant cosleeping, breastfeeding and sudden infant death syndrome: what biological anthropology has discovered about normal infant sleep and pediatric sleep medicine. American Journal of Physical Anthropology: The Official Publication of the American Association of Physical Anthropologists, 134(S45), 133-161.

  27. Hrdy, S. B. (2011). Mothers and others. Harvard University Press.

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